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Esotérisme, généralités

Samedi 25 mars 2006
Quand on a l'esprit cartésien et rigoureux, on aime bien y voir clair, et synthétiser les connaissances. Voila pourquoi la plupart des enseignements ésotériques proposent une figure, un schémas explicatif, où tout est dit, tout est condensé en quelques traits.

Le diagramme du Yin et du Yang
Origine : Chine, école Yin Yang

Encore appelé T'ai-ki t'ou (diagramme du faîte suprême), ce diagramme est le plus simple de tous, et il résume la base de tout l'Univers : la pôlarité Masculin / Féminin. L'un de ces deux principes ne peut pas exister sans l'autre.
Yang -> Masculin -> Blanc
Yin -> Féminin -> Noir


L'arbre séphirotique
Origine : la Kabbale (ésotérisme juif)

Sans doute la figure la plus complète et la plus parfaite de toutes. Elle reprend les principes Yin et Yang : la colonne de droite est le pilier de la Clémence (Maculin, Yang), et celle de gauche le pilier de la rigueur (Féminin, Yin). Au centre : le pilier de l'Equilibre.
Chaque cercle est une séphira, c'est à dire un centre de vie.
De haut en bas on a trois triades, représentant chacune un monde (divin, spirituel, psychique), et une séphira seule, en bas, le monde physique.


Les 64 hexagrammes du Yi King
Origine : Taoïsme

Il y a deux façons de dessiner un trait : soit un trait plein, soit un trait brisé. On peut ensuite faire 4 combinaisons de deux traits, 8 de trois traits, et en combinant les trigrammes obtenus deux par deux, on a 64 combinaisons, comme dessiné ci-dessus. Chaque hexagramme est un symbole. Lao Tseu les a beaucoup commentés.


Le Zodiaque
Origine : Mésopotamie

L'Astrologie remonte à des temps immémoriaux, mais le Zodiaque tel que nous le connaissons, avec ses 12 signes, a été bâti par les Chaldéens (Mésopotamie).


Le système des corps subtils
Origine : Inde

Il s'agit d'une représentation de l'homme, décomposé en six corps qui sont, du plus dense au plus subtil : corps physique, corps psychique, corps mental, corps causal, corps bouddhique, corps atmique. Les trois premiers constituent la nature inférieure, les trois suivants la nature supérieure. Ils sont un reflet inversé l'un de l'autre. Certains ajoutent aussi le corps éthérique, entre les corps physique et psychique.
Il vient de l'Inde, mais je crois qu'il a été popularisé en Europe par la Société Théosophique (à confirmer).

[ ne m'en veut pas Sol, j'edite, ton message, vu, la structure du post, je crois que c'est mieux....
concernant cette representation de l'homme, je souligne qu'elle est shematique, et est là pour reveler et mettre en avant certaines choses, donc sont omises, mais exprimer clairement dans la litterature Théosophique...
Celle ci est simple, manque les details, comme la monade, les triades, les notions d'atomes permanent, les distinctions, corps mental inferieur et superieur, le double etherique(partie du corps physique).
Y est important, cette separation au centre, faite par l'Ame, le Fils, et la correspondance Sagesse-Amour / Sentiment(emotion), intelligence/ Pensée, intellect et Volonté / Activité. Certains, associe la Volonté au desir, emotions, ces derniers, etant le fruit de Kama, la Force de désir, considéré comme la volonté monadique "voilée"par la matiere, et ainsi, l'amour-Sagesse s'associe à l'activité, chose correcte, quand on considere l'Amour, comme la teinte de notre systeme, la couleur, l'expression, la modalité, empreinte de tout ce qui est .... Comme le dit Aleister Crowley...l'Amour est la Loi... ce n'est pa le post...)

C'est la Société Theosophique, qui e popularisé ce genre de schema, il y en a d'autre, plus compliqué, ou revelant d'autre point ; dur en effet, d'en faire un seul. Message édité par pélerin sur le sentier ]



Merci pour ces précisions (Sol)


Les jeux de carte
Origine : partout dans le Monde.

Le plus célèbre pour nous est le Tarot, dont l'une des éditions les plus connues est celle de Marseille (mais pas forcément la meilleure du point de vue de la représentation des symboles).

Chaque lame a une signification : les Initiés qui ont créé le jeu y ont inserré de nombreux symboles. Par exemple dans cette lame, on retrouve les deux principes Masculin et Féminin (les deux colonnes de part et d'autre de la Papesse), la Croix (symbole de l'union du Haut et du Bas, du Masculin et du Féminin), le Livre (symbole de la connaissance de la science de la vie), les croissants de Lune (féminité), etc...


L'Archéomètre
Origine : Saint-Yves d'Alveydre.

Né du travail monumental de Saint-Yves d'Alveydre, ésotériste français du XIX°, qui eut de nombreux disciples dont Papus.
Il voulait, avec ce schémas, donner une clé qui permettrait de tout décrypter. Pour l'utiliser, mieux vaut avoir lu l'ouvrage qui l'accompagne (et que je n'ai pas lu, donc vous n'en saurez pas plus !)


L'oeil d'Horus
Origine : Egypte ancienne.

Horus est l'une des principales divinités égyptiennes, il fait partie de la trinité Osiris-Isis-Horus. Lors d'une guerre, le terrible Seth arrache et décompose l'oeil d'Horus. Heureusement, le dieu Thot le repêche et le rend à son propriétaire. Mais pas en entier : il en manque 1/64. Ce 1/64 est rajouté par Thot pour permettre à l'oeil de fonctionner.

Cet oeil devint par la suite un symbole de lumière et de connaissance. On l'appelle également "Oudjat", ce qui signifie "complet".


L'alphabet hébreu
Origine : Hébreux anciens.


L'Hébreu est une langue sacrée. Toute la kabbale (ésotérisme juif) est centrée sur l'étude des textes, et donc sur l'alphabet. Chaque lettre est un symbole, chaque lettre a une valeur numérique.


Le Mandala
Origine : boudhisme

L'un des mandalas les plus célèbres, et le plus universel, est probablement celui de Barabudur. Il s'agit d'un mandala gigantesque, 140 mètres de côté, et 52 mètres de hauteur, construit aux VIII° et IX° siècles en Indonésie, sur l'île de Java. En voici une vue aérienne simplifiée :

Ce Mandala est une perle d'art et d'architecture, et surtout d'ésotérisme, car tout y est symbolique. Y sont figurés des labyrinthes, des mondes (enfers et paradis), ainsi que les Jina , c'est à dire les grands bouddhas humains associés aux orients, aux couleurs, etc...



Le Pentagramme

Cette étoile à cinq branches symbolise les cinq principes actifs en l'homme : L'Esprit, l'Ame, l'Intellect, le Coeur, le Corps.

Dans la Kabbale, à chaque Séphira correspond cinq portes. Le tout forme les 50 portes de l'Esprit .


La clé égyptienne
Origine : Ancienne Egypte

La clé, c'est ce qui permet d'ouvrir une porte, un chemin. Symbole très ésotérique. De plus, cette clé ci-dessus représente l'homme, avec la tête, les bras et le tronc. La véritable clé universelle, c'est la connaissance de l'homme lui-même.


Le sceau de Salomon
Origine : Judaïsme

Deux triangles équilatéraux l'un sur l'autre : un triange montant, un triangle descendant. Les interprétations sont multiples. Citons-en une : ce symbole nous rappelle la célèbre phrase de la Table d'Emeraude : "Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut". L'homme est à l'image de l'Univers. Le bas est un reflet inversé du haut.


La rosace des couleurs

Les couleurs sont en correspondances avec beaucoup de choses : les chakras, les planètes, les notes de musique... la liste est infinie.
Le mélange des couleurs fait naître d'autres couleurs.
Il y a beaucoup à méditer.


La Croix
Origine : christianisme.

Pour les kabbalistes chrétiens, cette croix est un arbre de vie simplifié. La branche du haut symbolise l'Esprit. La branche du Bas symbolise la Matière. Celle de droite le principe Masculin, et celle de gauche le principe Féminin.

La Croix représente aussi le Karma.


 

Par Sol Svetlina
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Samedi 3 juin 2006
Le Seigneur des anneaux étant un roman ésotérique, chaque personnage peut représenter une tendance en nous, un peu comme les planètes. J'ai donc essayé de faire des rapprochements entre les principaux personnages, et les planètes.

LES LUMINAIRES
Les luminaires, ce sont le Soleil et la Lune. Les deux planètes les plus importantes. Aucun épanouissement n'est possible si elles ne travaillent pas ensemble main dans la main.

Aragorn - Le Soleil

Le Soleil, c'est notre pôle masculin. Il représente aussi l'image que l'on a de son père, et par extension celle que l'on a de Dieu. Mais c'est surtout notre Roi intérieur, celui qui commande. Hélas, la plupart du temps son trône est usurpé par des tendances plus ou moins bénéfiques/maléfiques. Le travail consiste donc à le remettre sur notre "trône intérieur".
Aragorn est donc ce Soleil. Il est l'héritier du trône du Gondor, et ce n'est qu'à la fin qu'il retouve sa couronne, après bien des péripéties. Il s'illustre merveilleusement dans son rôle quand il rallie les morts à sa cause. C'est le propre du Soleil que de rallier les autres tendances autour de lui.

Frodon - La Lune

Difficile d'être plus lunatique que Frodon. Et ceci à cause de l'anneau. Quand il est sous son emprise, il plonge dans les ténèbres. Quand il n'est plus sous son emprise, il redevient le bon joyeux hobbit. Ces changements intempestifs sont typiques de la Lune, car la Lune absorbe tout. Planète féminine par exellence, elle est tout en réceptivité. C'est aussi la planète du psychisme.

LES PLANETES ANCIENNES
On ne les appelle pas "anciennes" parce qu'elles sont vieilles, mais parce qu'elles furent découvertes par les Anciens, contrairement aux trois dernières planètes (Unranus, Neptune, Pluton) qui furent observées beaucoup plus récemment grâce à la technologie.
On les traite de la plus lente à la plus rapide.

Dénéthor - Saturne

Saturne, c'est le froid, c'est l'immobilité, la rigidité, c'est la peur d'avancer et d'explorer de nouvelles contrées, de nouvelles facultés.
Dénéthor est un personnage secondaire. C'est le Roi aigri de Minas Thirith, qui ne sourit jamais, qui ne croit plus en rien, et qui envoie son fils Faramir dans une bataille perdue d'avance.
Dans la mythologie, Saturne mangeait ses enfants un par un. Dans le roman, Dénéthor fait immoler son fils, le croyant mort...

Gimli - Jupiter

Difficile d'être plus jupitérien que ce bon vieux Gimli ! Le jupiterien est un bon vivant, quelqu'un qui aime la vie, qui aime les plaisirs, qui aime faire la fête, qui aime organiser. Un peu comme Gimli, le seigneur des nains.

Legolas - Mars
Là, c'est plus délicat. Je n'ai pas trouvé de pur marsien parmi les personnages, du moins parmi les "gentils". Mars c'est la combativité, le courage. Legolas (l'Elfe blond) répond donc à ces qualités. Mais il est aussi très noble et très propre, alors que le marsien est en général un peu rustre et brutal...

Arwen - Vénus

Vénus, c'est la douceur, la sensibilité, l'amour, la tendresse (dans ses qualités positives). On ne peut que lui associer la douce Arwen qui aime Aragorn et secourre Frodon.

Sam - Mercure

Comme pour Mars, le rapprochement est difficle. Pour moi, Sam est mercurien dans le sens où il est plein d'astuce, très intelligent (il a tout compris du personnage de Gollum), et d'une fidélité à toute épreuve.

LES PLANETES TRANS-SATURNIENNES
Ce sont les planètes qui se trouvent au-delà de Saturne.

Bilbon - Uranus

Uranus est la planète qui nous pousse à aller de l'avant, à dépasser les limites qui nous sont imposées. Uranus se trouve juste après Saturne. Uranus, c'est en quelque sorte un Saturne qui aurait fini par rompre la monotonie.
Bilbon est un grand voyageur, quelqu'un qui a soif de découvertes et d'aventures. Il a dépassé sa condition de simple Hobbit pour aller explorer le monde, ce qui fait de lui un bon uranien !

Gandalf - Neptune

Pour bien comprendre cette planète, l'idéal est de se référer à l'arbre séphirotique des kabbalistes : elles est tout en haut, c'est la Couronne, l'accomplissement suprême. C'est le contact entre la Terre et le Ciel. Gandalf, avec son bâton de magicien, la symbolise très bien. D'autant que c'est lui la véritable lumière de la communauté de l'anneau.

Gollum - Pluton

Pluton, ce sont les mondes souterrains, les profondeurs de notre psychisme, nos tendances enfouies.
Gollum est plutonien à l'extrême, lui qui vit sous terre et qui est complètement assujeti à ses instincts.

Voilà
Et pour en revenir à l'arbre séphirotique, je trouve très intéressant de regarder la colonne du milieu qui, de bas en haut, nous donne :
Frodon - Aragorn - Gandalf
On commence le Chemin en approchant Frodon. Quand on a réussi à maîtriser son psychisme et à dominer nos tendances maléfiques, on peut mettre Aragorn sur le trône. Alors, le chemin est ouvert pour accéder aux pouvoirs merveilleux de Gandalf
Enfin c'est une interprétation comme une autre.

Au plaisir,
Sol
Par Sol
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Jeudi 27 juillet 2006
Bonjour,

Afin de faire suite au débat sur l'évolution amorcé dans
ce topic, je désire ouvrir ce sujet pour exposer le point de vue de la science. Car si la science officielle nie la science initiatique, l'inverse n'est pas vrai, et avant d'échaffauder de grandes théories spirituelles sur la création du monde, l'anthropogénèse, etc, il peut être bon de savoir ce qu'en pensent nos chercheurs.
Rappelons que l'âge de l'univers (le moment du big bang) est estîmé à 13,7 milliards d'années, et que la vie serait apparue sur Terre il y a 3,8 milliards d'années. Cette vie fut très longtemps exclusivement aquatique, puisqu'il fallut attendre trois milliards d'années supplémentaires pour voir les premiers animaux terrestres. Quant aux premiers hominidés, ils remontent à peine à 6 millions d'années, autrement dit hier sur l'échelle de la vie.
Un point important, le principal facteur absolument nécessaire à l'apparition de la vie sur une planète serait la présence d'eau sous ses trois états (solide, liquide et gazeux), ce qui implique une distance très précise avec une source de chaleur (étoile), et actuellement cette condition n'a pas encore été observée sur une autre planète que la Terre.
Rappelons également la définition d'une espèce : une espèce est un ensemble d'individus interféconds entre eux. Autrement dit, deux individus qui peuvent se reproduire appartiennent à la même espèce. Voila pourquoi les notions de race, utilisées chez les animaux, les chiens, et malheureusement aussi chez les hommes, sont complètement subjectives et n'ont rien de scientifique.

Lamark et le transformisme

Jusqu'au XVIII° siècle, les seules théories étaient le créationnisme (Dieu a créé toutes les créatures) et le fixisme (les espèces n'ont jamais évolué). Bien sûr, avec la découverte des fossiles d'animaux disparus (notamment les dinosaures) et des fossiles d'animaux ayant considérablement changé avec le temps (comme l'homme lui-même), les scientifiques remirent en cause ces idées.

En particulier le français Lamarck, créateur du transformisme, théorie qui repose sur deux grands principes :
1/ Un animal, en travaillant particulièrement un organe, modifie cet organe.
2/ L'animal transmet cette modification à sa descendence.

L'exemple le plus simple est celui de la girafe. Cet animal consacre toute sa vie à "tirer" sur son cou pour atteindre les feuilles les plus hautes dans les arbres de la savane. A force d'allonger son cou, celui-ci augmente sensiblement tout au long de sa vie, et la girafe transmet cet allongement à ses enfants... qui feront de même.

Cette théorie eut beaucoup de succès, mais s'avéra complètement fausse.

Darwin et la sélection naturelle

Charles Darwin, au XIX° siècle, consacra plusieurs années à observer les tortues et les oiseaux des îles Galapagos. Il était frappé de constater à quel point chaque type d'oiseau était parfaitement adapté à son île. Il voyait pour chaque espèce une souche commune, avec des ramifications pour chaque île. Il s'est donc demandé comment l'oiseau pouvait réaliser cette adaptation, et il mit au point sa théorie de la sélection naturelle. En un mot : ce n'est pas l'animal qui s'adapte à la nature, c'est la nature qui sélectionne l'animal.
En effet, il faut savoir qu'un être vivant n'est jamais complètement semblable à ses parents, il y a toujours un certain nombre de variations héréditaires, plus ou moins flagrantes, pouvant aller jusqu'à la malformation physique. La plupart du temps, ces variations héréditaires sont anodines. Mais elles peuvent aussi s'avérer handicapantes ou au contraire très utiles. Quand elles sont handicapantes, l'individu est pour ainsi dire condamné, il mourra en bas âge et probablement sans descendance, et la variation héréditaire tombera dans l'oubli. Mais si elle est utile, alors l'individu se verra avantagé par rapport à ses congénères, et ces facilités lui permettront de vivre plus longtemps et d'avoir une descendance plus nombreuse... à laquelle il transmettra ses atouts. Ainsi, en quelques dizaines de générations, toute l'espèce peut se trouver modifiée.
Pour reprendre l'exemple de la girafe : un individu qui naît avec un petit cou est condamné à disparaître, alors que celui qui naît avec un cou plus long est assuré de mieux vivre que les autres, et de se reproduire davantage.


Charles Darwin



La confirmation de la génétique

Restait à éclaircir le point le plus délicat de cette théorie : celui des variations héréditaires. Les découvertes de la génétique permirent de confirmer la thèse et de la développer. Dans une reproducion sexuée, l'enfant hérite de la moitié des gênes de chacun des parents. Mais la réplication n'est pas toujours parfaite, et par la suite un gêne peut très bien subir une erreur de réplication ou au moment de la duplication, il s'ensuit une mutation génétique qui peut toucher le phénotype (le physique) de l'individu. Une mutation génétique est presque toujours dûe au hasard (ne parlons pas des agents mutagènes), et en général elle soit anodine, soit handicapante, et même mortelle. Elle n'est que rarement bénéfique et utile à l'individu. Mais quand elle l'est, comme nous l'avons vu plus haut, elle lui conférera un certain avantage par rapport à ses congénères, et le gêne modifié sera transmis à la descendence.

L'exemple de la phalène du bouleau

L'exemple le plus célèbre de la confirmation de la théorie de l'évolution est celui de la phalène du bouleau. Ce papillon se pose la plupart du temps sur les bouleaux de couleur blanche. Etant de couleur blanche lui aussi, il passe la plupart du temps inaperçu auprèsdes oiseaux prédateurs, ce qui assure sa sécurité.
Mais au XIX° siècle en Angleterre, avec l'industrialisation et la polution, les bouleaux passèrent à la couleur noire... quelle ne fut pas la surprise des observateurs quand ils constatèrent que les phalènes, elles aussi, en quelques années étaient devenues noires !
En réalité, il y avait toujours eu des phalènes noires, des mutantes, mais elles vivaient peu longtemps, toujours rapidement dévorées par les prédateurs puisqu'elles ne pouvaient pas se fondre dans le décor. Le gêne "couleur blanche" était donc largement avantageux et dominant. Quand la couleur des arbres a changé, c'est le gêne "couleur noire" qui a fovorisé les individus, qui désormais étaient les seuls à imiter le décor. En quelques générations, la couleur de la population a changé.


Phalène blanche et phalène noire


Voila donc la théorie de l'évolution de les grandes lignes On peut maintenant se demander s'il n'y a pas autre chose derrière, si ces mutations génétiques sont simplement hasardeuses. Et puisque depuis 3,8 milliards d'années, les êtres vivants ne cessent de se complexifier et de se perfectionner, on peut se demander jusqu'où une telle évolution peut aller.
Pour l'homme, on peut penser que l'évolution est terminée, puisque désormais quand il doit s'adapter à son milieu il n'attend pas une mutation génétique : il crée un appareil ou une machine. Est-ce que cette faculté ne risque pas un jour de se retourner contre lui, puisque désormais il est condamné à ne plus évoluer ?

A bientôt,
Sol
Par Sol
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Dimanche 26 novembre 2006
Au rayon "Esotérisme" de la plupart des librairies, on trouve toujours un grand nombre de livres traitant de 72 anges. Le lecteur curieux y trouve de quoi se distraire, comment calculer (de travers) son soit-disant ange gardien de naissance, et éventuellement adresser deux ou trois prières à tel ou tel ange. Mais le lecteur en quête de vérité reste toujours sur sa faim. Tous ces livres présentent à peu près la même chose :
_ la liste des 72 anges, répartis sur le calendrier (civil !!)
_ ce que chaque ange permet d'obtenir (parfois il s'agit d'argent ou de pouvoir !)
_ comment l'invoquer.

Tout ceci n'a strictement aucun sens... Essayons de revenir à la source. Je vais me baser sur deux livres :
1/ Les 72 puissances de la Kabbale, de Vrya
2/ Les fruits de l'arbre de Vie, de Mickaël Aïvanhov.

Dans la kabbale juive, le nom de Dieu s'écrit avec quatre lettres : Iod Hé Va Hé. Il est également expliqué qu'entre la Lumière Sans Fin et la Terre, il y a quatre mondes : le monde des émanations, celui de la création, celui de la formation, et enfin celui de l'action. 4 lettres et 4 mondes... que l'on peut représenter sur un triangle descendant sur quatre niveaux :

Iod
Iod Hé
Iod Hé Vav
Iod Hé Vav Hé

Si l'on remplace chaque lettre par sa valeur numérique (autrement dit sa place dans l'alphabet hébreu), on obtient :

10
10 5
10 5 6
10 5 6 5

Et si l'on additionne tous les chiffres ainsi obtenus, on obtient 72.
Les kabbalistes en ont conclu que le Véritable Nom de Dieu se composait en réalité de 72 Noms différents. Restait à trouver quels étaient ces Noms...

La réponse, ils l'ont trouvée dans le chapitre 14 du deuxième livre de la Bible hébraïque (et de la Bible chrétienne) : l'Exode. Dans les versets 19 à 21, Moïse ouvre la mer rouge. Les kabbalistes ont expliqué que si Moïse a réussi ce miracle, c'est qu'il connaissait les 72 Noms. Or ces trois versets sont constitués chacun de 72 lettres. Et il y est question d'un ange qui fait des allers et retours entre le devant du peuple d'Israël et le derrière. Ce mouvement de va-et-vient, il suffisait donc de l'appliquer aux trois versets. On écrit le premier verset de la droite vers la gauche, le second verset de la gauche vers la droite, et le troisième de la droite vers la gauche. On obtient ainsi 72 colonnes de trois lettres : ce sont les 72 Noms de Dieu. Ceci forme le Shem HaMeforash (Nom en détail).

Ainsi : Véhou, Yéli, Seyat, Alam, etc...

Chacun de ces Noms est une Force, une Puissance, un Souffle, avec des propriétés bien définies.

Puis sont arrivés les kabbalistes chrétiens, qui ont amalgammé ces Noms à des anges. Etait-ce volontaire ? Etait-ce une erreur ? C'est dur à dire... Toujours est-il qu'ils ont "transformé" ces Noms en Anges. Pour "créer" un ange c'est très simple : il suffit de rajouter le suffixe "el" à la fin d'un mot. Car "El" signifie "Dieu". Il est également possible d'ajouter le suffixe "Iah", qui signifie "Dieu" également, mais est une version plutôt féminine.

Ainsi le Nom Véhou est devenu l'ange Véhouhiah. Le Nom Yéli est devenu l'ange Yéliel (ou Jéliel), Hazaï est devenu Haziel, etc...

Mais alors, direz-vous, ces anges n'existent pas ????

Si.

Selon la loi des égrégores, quand une communauté d'hommes se concentre sur une entité, celle-ci prend vie dans le monde psychique. C'est une égrégore. Et cette égrégore sera d'autant plus puissante que le nombre d'hommes à s'y connecter est grand, et que leur puissance sprituelle est importante. Ce qui était le cas des kabbalistes chrétiens.

Ainsi, ces 72 "anges" existent. Par contre, dans de nombreux livres, on en trouve une classification : les 8 premiers sont des séraphins, les 8 suivants sont des chérubins, et l'on descend ainsi le long de l'arbre séphirotique jusqu'aux archanges et aux anges. C'est une absurdité !!!!

Il n'y a aucune hiérarchie entre les 72 anges. En revanche ce qui est vrai, c'est qu'ils sont "rattachés" à des planètes : les 8 premiers à Neptune, les 8 suivants à Uranus, et ainsi de suite jusqu'à la lune. Voilà pourquoi, au lieu du mot "ange", il est plus correct d'utiliser celui de "génie planétaire".

Nous avons donc 72 génies planétaires.

Une autre absurdité que l'on peut lire dans ces petits bouquins : "si vous êtes nés entre le 1er mai et le 4 mai, votre ange gardin est Haziel, qui est un chérubin". Pour le qualificatif de "chérubin", nous venons d'en parler, il est absurde. Mais affirmer que Haziel est notre ange gardien est tout aussi aberrant.

La vérité, c'est que chacun des 72 souffles travaille sur une période déterminée de l'année, et donc sur une portion du zodiaque. Le zodiaque fait 360 degrés, divisé par 72 cela fait 5 degrés, soit à peu près 5 jours. Pour connaître le souffle qui travaille à un instant t, il est donc indispensable de savoir où l'on se situe dans le zodiaque, et donc de connaître, au minimum, l'entrée du soleil dans le signe du bélier pour l'année en cours. Pour calculer son "souffle de naissance", nous avons donc besoin des mêmes données que l'astrologue : éphémérides, lieu de naissance, décalage horaire, heure d'hiver/d'été, etc...

Et ça s'arrête là. La personne peut dire : "le souffle de ma naissance est UnTel". Et par extension : "le génie planétaire de ma naissance s'appelle Ainsi". Mais en aucun cas ce génie planétaire ne constitue notre ange gardien. Imaginez un peu, si l'ensemble de la population planétaire se partageait en 72 anges !!!

Et pour aller plus loin dans ces précisions, il faut savoir que les kabbalistes expliquent que l'homme a trois degrés d'âmes : nefesh, rouah et néshamah. Chacun de ces degrés est influencé par un Souffle. Aussi, si les 72 Souffles se partagent l'année, ils se partagent également, à un niveau vibratoire plus élevé, les 7 jours de la semaine et les 24 heures de la journée, travaillant ainsi sur les trois degrés de l'âme.

Calculer les trois souffles de notre instant de naissance peut être êxtremement utile.

Ensuite, il est possible de prendre la première lettre du premier souffle, la deuxième lettre du deuxième souffle, et la troisième lettre du troisième souffle, afin de former un nouveau Nom. Et d'y ajouter le suffixe "el" pour le "transformer" en ange. Là, par ce procédé, on obtient un mot qui est une véritable clé pour son développement personnel.

Mais revenons aux génies planétaires. Doit-on travailler avec eux ? Doit-on les invoquer ? Et de quelle manière ?

La réponse est non. Ces génies sont des êtres merveilleux, dotés d'une puissance inouïe. Seul un être qui a longtemps développé ses facultés psychiques, qui s'est purifié par un long travail intérieur, peut oser s'adresser à eux sans danger. Dans le cas contraire, il n'obtiendra rien. Voyant cet huluberlu qui vient leur demander des choses tellement prosaïques, les 72 génies se détourneront aussitôt. Pire encore, ce sont des entités beaucoup plus ténébreuses et malveillantes qui risquent de s'approprier les demandes du priant, et là, les résultats peuvent être dramatiques.

Voilà, en commençant mon étude sur les anges, j'aurais aimé avoir en main cet exposé. J'espère qu'il sera utile à certains d'entre vous

Svetlina
Par Sol
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Vendredi 8 décembre 2006
Le symbole de la religion chrétienne, c'est la Croix. Mais le symbole de l'ésotérisme chrétien, c'est le Graal. Le Graal, légende celte "convertie" en légende chrétienne, symbolise en quelque sorte le passage d'une civilisation à une autre. Il est au centre de la plupart des légendes du Moyen-Age européen, comme en témoigne le nombre spectaculaire d'oeuvres littéraires, souvent poétiques, écrites à son sujet.

La Légende

On peut essayer de reconstituer une sorte de synthèse des différents récits qui nous sont parvenus, dont nous parlerons dans la deuxième partie, et qui se complètent les uns les autres, permettant de retracer la ligne générale de la légende.

Au tout début, il y aurait une émeraude sur le front de Lucifer, le chef des anges déchus. Cette émeraude serait tombée de son front lors de sa chute, et recueillie par les anges qui la taillèrent en graal , c'est à dire en vase (le mot graal serait issu du latin grasale qui signifie vase ). Ce vase aurait été donné à Adam, qui le perdit à son tour lorsqu'il faut chassé du Paradis terrestre. Il aurait plus tard été retrouvé par Seth (troisième fils d'Adam et Eve), celui-ci ayant obtenu de revenir quarante jours dans le Paradis.

Ce n'est que beaucoup plus tard qu'on retrouve le Saint Graal, dans le repas de la Cène, c'est ce vase qui aurait contenu le vin (dont Jésus a dit qu'il était son sang). Et c'est dans ce même vase que Joseph d'Arimathie, assistant à la crucifixion de Jésus, aurait recueilli le sang et l'eau qui s'écoulaient du flanc du Christ, après que celui-ci ait été transpercé par la lance du centurion, comme nous le relate l'Evangile de Jean: "
S'étant approchés de Jésus, et le voyant déjà mort, ils ne lui rompirent pas les jambes; mais un des soldats lui perça le côté avec une lance, et aussitôt il sortit du sang et de l'eau." (XIX, 33-34)

Ensuite, Joseph d'Arimathie, accompagné de Nicodème,, aurait emmené le Graal en Grande Bretagne, où il aurait été conservé dans un lieu tenu secret.


La Cène, par Léonard de Vinci.

Plusieurs siècles après, le Roi Arthur fait bâtir une table ronde sur les plans de Merlin, et demande à ses chevaliers de partir en quête du Saint Graal. Si l'un d'eux réussit, alors le vase sera placé au centre de la Table...

L'histoire de l'histoire...

La première trace écrite que nous ayons de la légende du Graal se trouve dans le roman Perceval ou le conte du Graal , écrit par Chrétien de Troyes, l'un des premiers et des plus grands romanciers français du Moyen-Age, en 1180. Le jeune héros Perceval, fait chevalier depuis peu de temps, mais qui a déjà eu l'occasion de prouver tout son courage à travers divers combats, se retrouve un jour invité à la table d'un certain Roi Pêcheur. Là, il voit passer devant lui divers domestiques, notamment un valet tenant une lance ensanglantée, et surtout une très belle jeune femme portant un Graal (un vase) magnifique, orné de pierres précieuses. Mais Perceval, à qui l'on a enseigné qu'il ne fallait jamais poser trop de questions, ne demande aucune explication sur cette étrange cérémonie. Et malheureusement, Chrétien de Troyes étant décédé pendant l'écriture du roman, nous ne saurons jamais le fin mot de cette histoire !

"
Une demoiselle très belle, et élancée et bien parée qui avec les valets venait, tenait un graal entre ses mains. Quand en la salle elle fut entrée avec le graal qu'elle tenait, une si grande lumière en vint que les chandelles en perdirent leur clarté comme les étoiles quand se lève soleil ou lune." (Chrétien de Troyes,
traduit en français moderne par J.P. Foucher et A.Ortais)

Plusieurs auteurs anonymes écriront diverses "continuations" au roman de Chrétien de Troyes, également d'une très grande qualité littéraire. On aurait certainement reçu une mine d'informations sur les épopées des chevaliers de la Table de ronde, si tous les ouvrages de Robert de Boron ( Joseph d'Arimathie , Merlin , Perceval , écrits entre 1190 et 1210) nous étaient parvenus dans leur intégralité. Il convient également de citer Geoffroy de Monmouth et Robert Wayce, qui sont les premiers à évoquer les chevaliers de la Table ronde (respectivement en 1135 et en 1155), bien qu'ils ne parlent pas encore du Saint Graal. Il ne faut non plus oublier Wolfram von Eschenbach, dont le Parzival est l'une des plus grandes oeuvres littéraires de l'Allemagne médiévale. Dans l'ensemble, tous ces récits ont été écrits sur une période relativement courte (moins d'un siècle), et par des auteurs de nationalités différentes, preuve de la fantastique renommée de cette histoire au milieu du Moyen-Age, et dans toute l'Europe.

Mais maintenant nous pouvons nous demander : comment est née l'histoire ? Car bien évidemment, tous les auteurs cités ci-dessus n'ont rien inventé, ils n'ont fait "que" coucher par écrit de vieilles légendes. Leur mérite est grand, mais il ne nous informe pas sur l'origine réelle du mythe. En fait, il est fort probable que la légende remonte à des époques très anciennes, plusieurs siècles avant Jésus Christ. Ce fut avant tout un mythe celte, transmis par voie orale de génération en génération. Avec la christianisation des pays celtiques, la légende a pris une forme différente, mais le noyau est resté le même : il s'agit toujours d'un mystérieux vase, caché, secret, contenant une mystérieuse boisson aux pouvoirs magiques.

Le Roi Arthur a certainement existé, il s'agirait d'Artus, roi des Britons au sud de l'Ecosse. Il est également fort probable que Merlin l'Enchanteur fût un personnage réel, un grand magicien celte des premiers siècles, un grand druide conseiller du roi Artus.


Enluminure du XV° siècle, représentant probablement les chevaliers de la Table Ronde.

Quelques essais d'interprétation

Bien évidemment, comme toute légende à vocation ésotérique, le but n'est pas de raconter littéralement une histoire, qui est d'ailleurs peut-être en partie très réelle, mais d'essayer d'en comprendre les symboles. Je n'ai pas la prétention d'avoir compris toute la légende, mais je voudrais essayer de livrer quelques pistes qui m'ont paru intéressantes, à la lecture de certains ouvrages.

Balayons tout de suite toutes les interprétations très modernes, que l'on retrouve dans les best-sellers très à la mode en ce moment, et qui illustrent bien la mentalité actuelle : au lieu d'interpréter les symboles "vers le haut", c'est à dire d'en chercher la signification spirituelle, ils les interprètent "vers le bas", c'est à dire qu'ils les ramenent à des réalités singulièrement grossières (généalogie de Jésus, héritage matériel, etc).

Nous pouvons tout d'abord remarquer que l'idée d'un trésor perdu, fabuleux, se retrouve dans à peu près toutes les grandes traditions, comme par exemple la prononciation du Nom de Dieu dans le Judaïsme. Et bien souvent, ce trésor prend la forme d'un breuvage d'immortalité, tout comme le contenu du Graal : le Soma chez les Hindous, le Haoma chez les Perses, et bien sûr l'elixir de longue vie tellement recherché par les alchimistes.

Ce breuvage est presque toujours contenu dans une coupe ou un vase, symbole qui par exellence, de par sa forme creuse, représente le principe féminin. On remarque d'ailleurs que dans le conte du Graal de Chrétien de Troyes, la présentation du vase suit celle de la lance, et la lance symbolise elle le principe masculin. On peut encore retrouver cette pôlarité, cet équilibre, dans ce qui coule du flanc de Jésus : le sang (masculin), et l'eau (féminin).

Malheureusement, ce grand trésor est perdu. Que signifie cette perte ? Il symbolise la perte d'un enseignement, la perte d'une connaissance de très grande valeur, et même, on peut le dire, la perte d'une tradition toute entière. Désormais, cette connaissance n'est plus accessible que pour les chercheurs assidus qui en sont capables, après de longues épreuves. Signalons au passage une deuxième origine possible au mot Graal : il pourrait provenir du latin gradale qui signifie livre , le livre étant le principal symbole de la connaissance.

la Table ronde est elle aussi tout un symbole, puisque autour d'elles s'asseoient les douze chevaliers (selon les récits ils ne sont pas toujours au nombre de douze) et le Roi, un peu comme au repas de la Cène se sont assis les douze disciples et Jésus. Nous connaissons la valeur symbolique du chiffre douze. Mais on peut supposer que cette table, c'est avant tout un centre spirituel. Hélas, son centre attend de recevoir le Graal, qui pour l'heure se retrouve en des terres lointaines. Tout ceci illustre les civilisations qui ont conservé leurs temples et leur église, mais qui ont perdu leur âme et leur raison d'être. Extérieurement, elles ont gardé tout leur éclat. Mais à l'intérieur elles sont désormais toutes vides. Pourtant cette âme n'est pas perdue pour tout le monde. Elle a simplement été dérobée... ou plutôt sauvée. Sauvée par quelques sages qui, sachant que la civilisation allait perdre sa tradition et son esprit, ont préféré conservé le noyau de la tradition à l'abri, dans un lieu retiré, symboliquement parlant. Symboliquement... mais aussi peut-être littéralement. Qui sait, il existe peut-être un endroit sur Terre qui joue le rôle de centre spirituel. Cet endroit ne serait connu que des quelques grands initiés qui vivent encore sur notre planète. Nous pourrions ouvrir le débat, mais tout ceci serait hors de notre sujet initial.

A bientôt,
Svetlina
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Samedi 16 décembre 2006
L'une des figures les plus simples qui soit, c'est le cercle. Celui-ci peut se décomposer en deux éléments : le centre et la circonférence . Le centre peut être conçu tout seul, mais la circonférence ne ne peut pas exister sans le centre. On en déduit donc déjà la prédominance du centre sur la circonférence.

Le centre représente donc le Principe, le point de départ et le point d'arrivée, le lieu d'où provient toute chose, et le lieu où toute créature aspire à retourner. C'est le territoire de la stabilité, de l'immuabilité, de la non-dualité, de l'éternité. Alors que la circonférence au contraire est le terrain du changement, du mouvement, du bruit, de la transformation. On peut aussi dire que le centre représente le point de départ des émanations, tandis que la circonférence représente la manifestation.

Le symbole du cercle avec son centre se retrouve dans toutes les Traditions :



Dans l'Astrologie ce symbole représente le Soleil, et dans l'Alchimie il représente l'or. Mais le Soleil et l'Or sont eux-mêmes des symboles d'une réalité supérieure, d'un principe universel, celui de l'éternité, de la source infinie de lumière. Voilà pourquoi il serait inexact de dire que ce symbole représente le Soleil (théorie des naturalistes), ce symbole représente le centre suprême.

Les Musulmans se tournent vers la Mecque pour prier, et les églises catholiques sont toujours orientées de façon à ce que face à l'autel, le fidèle soit aussi face à l'Est. Ce n'est rien d'autre qu'une applicatin du symbolisme du cercle : la créature qui se trouve sur la circonférence aspire à retourner au centre, voilà pourquoi la première chose à faire est de se tourner vers ce centre.

Il arrive souvent que le cercle soit représenté avec des rayons, on obtient alors une figure que l'on nomme la rouelle celtique , car elle a été retrouvée gravée en grand nombre sur les anciens territoires celtes :



Cette fois-ci, le découpage du cercle indique l'idée d'un cycle. S'il y a quatre rayons, chaque quartier peut représenter une saison. Il est aussi possible de partager le cercle en 6 ou en 8, mais le découpage le plus célèbre est bien entendu celui en douze parties, qui représente alors le Zodiaque.

D'ailleurs, lorsque l'on dresse un thème astral, on place les planètes à la circonférence, dans les signes. Et là encore c'est très représentatif du symbolisme du cercle : un thème astral représente avant tout la personnalité, le caractère, c'est à dire la composante de l'humain qui est soumise au changement, au mouvement. Alors que l'Esprit, lui, qui est éternel, est représenté par le centre du zodiaque. Celui qui est en recherche intérieure, un jour ou l'autre, finira par maîtriser son égo, maîtriser sa personnalité, et se rapprochera peu à peu du centre. Il n'aura plus de thème astral le représentant, puisqu'il aura réussi à s'élever de la circonférence vers le centre.

Souvent, la rouelle à quatre rayons est représenté avec seulement des portions de cerle, qui sont dessinées en droite, ce qui donne alors le Swastika.

De nos jours, ce symbole est hélas associé à certain parti politique allemand, qui croyait à tort qu'il était propre à la soit-disante race arienne. En réalité ce symbole est universel, il a été retrouvé gravé partout dans le monde, y compris en Amérique. Il est fort probable que le swastika représente un cercle en mouvement, ou même une sphère. On peut tout à fait supposer que ce signe est une vision shématisée de la planète vue d'en haut, et alors le centre du swastika n'est autre que le pôle. Evidemment par "pôle", il ne faut pas forcément entendre le pôle physique, mais plutôt le pôle spirituel, le point de départ de la Tradition.


On peut maintenant s'intéresser aux demi-cercles, et pour cela se référer à l'histoire du déluge, qui présente deux demi-cercles, l'un orienté vers le bas, l'autre vers le haut.

En effet, l'arche de Noé, comme tout objet flottant, peut être représenté shématiquement par un demi-cercle orienté vers le bas, avec un point au centre :



Le point représente la tradition. Alors que la Terre entière était détruite par les eaux, Noé a conservé dans son arche la Science initiatique.

Après le déluge, il est écrit que Dieu fit apparaître un arc en ciel, qui cette fois-ci peut être schématisé par un demi-cercle orienté vers le haut :



Cette fois-ci c'est le symbole d'une alliance, d'une promesse : la promesse que Dieu fait aux hommes de toujours leur permettre d'accéder à Lui. Ce symbole est donc complémentaire du précédent, et la réunion des deux forme le cercle complet, qui comme nous l'avons vu plus haut représente à la fois l'essence (le centre) et la substance (la circonférence).

On peut aussi retrouver ces deux demi-cercles, avec une petite variante, dans le symbole du signe astrologique du Cancer :



Il est d'ailleurs utile de remarquer que le Cancer est le domicile de la Lune (qui peut se présenter sous la forme d'un cercle, mais aussi sous la forme de demi-cercles, orientés dans un sens ou dans l'autre), et que c'est un signe d'Eau, cette eau que l'on retrouve dans le déluge.

A bientôt,
Svetlina
Par Svetlina
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Samedi 23 décembre 2006
Selon les historiens, les hommes ont "créé" les dieux, puis sont progressivement passés du naturalisme (ou du fétichisme) au polythéisme, puis du polythéisme au monothéisme, c'est à dire qu'il leur a d'abord fallu adorer une multitude de divinités, avant de réussir à concevoir une divinité unique. Cette évolution est regardée comme un grand progrès de la psychologie humaine, une sorte de formidable avancée dans la conception et les idées. Certains vont même jusqu'à affirmer que le monothéisme est l'oeuvre d'un seul homme, patriarche des environs d'Ur en Mésopotamie il y a 4000 ans : Abraham.

Et si en réalité, l'histoire n'était pas tout simplement le contraire ? Et si finalement, ce ne serait pas d'abord le monothéisme, la véritable grande religion, et que celui-ci aurait dégénéré en polythéisme dans certaines traditions ? Cette hypothèse, bien que contraire à l'opinion de tous les "spécialistes", n'est pourtant pas si absurde que cela.

La référence absolue en matière de religion polythéiste, pour les spécialistes, c'est la religion des Grecs. C'est à dire un véritable polythéisme, avec une multitude de divinités, Zeus, Aphrodite, aux comportement très humains, si bien qu'on peut aussi parler d'anthropomorphisme. En réalité, cette drôle de religion était unique en son genre, et elle n'est en tous cas absolument pas comparable aux mythologies hindoues par exemple. Le drame, c'est que la religion des Grecs a été prise comme la référence absolue par tous les historiens, et dès qu'ils se trouvent face à un panthéon de dieux, ils sont persuadés qu'ils ont affaire à quelque chose de similaire au panthéon grec. Alors essayons d'analyser rapidement une autre religion "polythéiste", du moins polythéiste en apparence (car en réalité elle ne l'est pas du tout) : l'hindouisme. Cette dernière est d'ailleurs beaucoup plus ancienne, et s'est perpuétée sur une durée beaucoup plus longue, que celle des Grecs, si bien qu'on se demande vraiment pourquoi ce n'est pas elle, la véritable référence. Peut-être parce que les Européens sont incapables d'y comprendre quoi que ce soit ?

Ainsi chez les Hindous, il y a tout d'abord Brahma , l'Etre suprême. Ce n'est pas Dieu (le mot "dieu" ne signifie plus grand chose), c'est l'Etre, dont l'existence est incontestable. L'Etre est. Brahma peut être alors "personnifié" : c'est Ishwara , la personnalité divine. Cette dernière peut alors se décomposer en une triplicité divine : Brahmâ (cette fois-ci avec un accent circonflexe), qui représente le principe créateur, Vishnou , qui est le principe animateur, et Shiva , le principe transformateur. On voit donc que cette triplicité, c'est avant tout trois principes, trois attributs divins. Et bien sûr ceux-ci peuvent être décomposés à leur tour, et on peut obtenir de la sorte des dizaines, et même des centaines, des milliers, d'attributs divins, qui sont autant de composantes de l'Etre suprême. Ensuite, chacun de ces attributs peut être représenté symboliquement : on obtient alors une prakrita , qui est une sorte d'"image de la divinité". Et c'est là que les Européens se trompent : ils sont persuadés que ces prakritas représentent véritablement des dieux, à la manière des dieux grecs. Mais non, pour un hindou, Brahmâ, Vishnou, Shiva et les autres sont avant tout des symboles, des supports pour la méditation. Et en second lieu seulement des divinités à qui l'on peut rendre un culte. Il serait donc absurde de parler de polythéisme.

On peut supposer que la mythologie grecque, à l'origine, était basée sur le même modèle : un Etre surprême qui pouvait se décomposer en une multitude de symboles. Ainsi Zeus symbolisait la Justice, la Noblesse, Aprhrodite symbolisait la Beauté, l'Amour, Apollon symbolisait la Lumière, le Soleil, etc. Mais peu à peu, par une sorte de dégénéressence, une sorte d'involution, de retournement de la spiritualité, ces symboles ont été assimilés à de véritables personnages aux comportements très humains, et mêmes d'humains assez peu matures. On connaît tous les ruses de Zeus pour tromper sa femme Héra, les vengences de cette dernière, les crises de jalousie d'Aphrodite. Eh bien pour tomber aussi bas dans la conception des mondes subtils, il fallait vraiment que les Grecs vident la spiritualité de son âme et de son essence. On peut véritablement parler d'idolatrie, puisque les symboles ne sont plus regardés pour ce qu'ils représentent, mais pour ce qu'ils sont physiquement. Oui, avec la mythologie grecque, nous avons affaire à un véritable polythéisme anthropomorphique.

Parlons maintenant du fameux "préjugé classique". C'est le terme enployé pour désigner la pensée de tous les spécialistes qui sont persuadés que la civilisation grecque était la plus grande de toutes. Ca peut se comprendre : les Grecs sont le berceau de la civilisation occidentale, si bien que nous, en tant qu'Occidentaux, nous les regardons comme de vrais précurseurs, de vrais révolutionnaires de la pensée. Hélas, si le scénario décrit dans le paragraphe ci-dessus est bien réel, et je pense qu'il l'est, non seulement les Grecs n'étaient pas des précurseurs, mais c'est plutôt le contraire : c'était une civilisation complètement coupée du Sacré, du Divin, incapable d'accéder aux vérités métaphysiques. Ce qui explique cette drôle de mythologie où les dieux se comportent pire que des hommes, ce qui explique aussi le développement du sentimentalisme et donc de l'Art (poésie, sculpture), tellement admiré par les modernes, et surtout la "naissance" de la philosophie. Cette philosophie serait une sorte de palliatif pour remplacer la véritable spiritualité perdue. Hélas, les tergiversations des premiers philosophes n'avaient déjà plus rien à voir avec la vraie Science initiatique.

Cette civilisation grecque aurait certainement été oubliée à jamais, effacée de l'histoire comme une sorte d'anomalie, de blague, si les Grecs n'avaient pas été conquis par les Romains, qui ont repris aveuglément toute leur mythologie, pour la simple et bonne raison qu'ils étaient bien trop occupés à faire la guerre et à conquérir de nouveaux territoires pour s'occuper de spiritualité. C'est ainsi qu'à travers les Romains, la pseudo-spiritualité grecque, avec d'une part sa mythologie délâbrée, et d'autre part ses philosophes perdus dans leurs considérations, a pu perdurer jusqu'à nous, et influencer toute la pensée occidentale. Et même mondiale, puisqu'aujourd'hui la mentalité occidentale a aspiré le monde tout entier.

Par chance, le christianisme est né et s'est imposé dans l'Empire romain, nous donnant une sorte de répit dans cette longue agonie. En quoi le christianisme fut-il une chance ? Tout simplement parce qu'il fut un retour au monothéisme, seule véritable conception qui tient debout, et qui évite que les "penseurs" se dispersent dans tous les sens. Bien sûr, l'Eglise a détourné l'enseignement initial de Jésus, ce qui est dramatique. Toutefois, on peut observer à ce moment-là, pendant les dix siècles du Moyen-Age, le retour à une spiritualité mieux fondée, véhiculée à travers les mythes du Graal, et les organisations initiatiques nées au Moyen-Age : Franc-maçonnerie, Compagnonnage, Ordre du Temple, Catharisme, etc, malheureusement souvent persécutées par l'Eglise. Sinon, on peut tout à fait supposer que sans le christianisme, la religion gréco-romaine aurait sombré à son tour dans le naturalisme. En effet cette étape, qui consiste cette fois-ci à considérer que les divinités représentent des phénomènes naturels (le Soleil, le Feu, le Volcan), et qui est regardée par les spécialistes comme le point de départ des religions, n'est peut-être à son tour qu'un polythéisme dégénéré. Après avoir détourné les symboles de leur véritable sens, les hommes les associent à ce qui les entoure le plus directement : la nature. C'est le cas des tribus dites "primitives", et qui ne sont peut-être pas primitives du tout, qui sont peut-être l'abtoutissment final de cette longue chute, de cette spiritualité décadente.

Bien sûr, tout ceci ne tient la route qu'à la condition de poser, dès le départ, une Tradition primordiale, ancestrale, et c'est là qu'on peut rejoindre les thèses de René Guénon, entre autres. On pourrait développer ce point, mais il mériterait à lui seul un article tout entier, alors ce sera peut-être pour une autre fois

Pour terminer, regardons simplement ces images. La première représente Shiva, la seconde Apollon.



On voit que tout est symbolique, absolument tout, que rien n'est laissé au hasard. Shiva n'est une divinté qu'en second lieu : elle est avant tout le principe transformateur de toute chose. Un attribut divin, un symbole, un support pour la méditation, une sorte de "passerelle" entre l'homme et l'Etre suprême.



Ici Apollon. Il est clair que le première préoccupation du sculpteur est avant tout esthétique. Les symboles sont quasiment absents, la pose est artistique...

Je pense que ces deux images suffisent à montrer le gouffre qui sépare ces deux religions (hindoue et grecque), qui sont regardées toutes deux comme des polythéismes. La première est une métaphysique pure, la seconde n'est qu'une forme de vague religiosité... hélas, c'est la deuxième qui constitue la grande référence. On comprend facilement pourquoi les "spécialistes" occidentaux, en général, sont incapables de pénétrer les mystères de la spiritualité hindoue !

A bientôt,
Svetlina


Par Svetlina
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Samedi 17 mars 2007

Il existe un très grand nombre de jeux de tarot. Celui utilisé pour la recherche ésotérique est en général l’ancien tarot de Marseille. Les Initiés d’autrefois ont placé dans ces cartes de nombreux symboles, et celui qui sait les décrypter peut y trouver des indications pour avancer sur le chemin. Nous allons essayer de les présenter, sans entrer pour l’instant de le détail. Beaucoup utilisent le tarot comme un moyen de prédire l'avenir : ce n'est pas du tout notre intention, et ce n'est pas une méthode que nous conseillons. Le tarot nous intéresse avant tout pour son symbolisme et pour les vérités universelles que l'on peut y trouver.


Le tarot compte 78 cartes, appelées « lames » ou « arcanes » : 56 arcanes mineurs et 22 arcanes majeurs. Ce sont ces derniers qui intéressent avant tout le tarologue. Présentons brièvement les arcanes mineurs, avant de nous consacrer entièrement aux arcanes majeurs.


Les arcanes mineurs se répartissent en quatre séries : bâtons, coupes, épées et deniers, et non pique, cœur, carreau, trèfles comme dans un jeu courant. Ces quatre séries correspondent aux quatre éléments : bâtons-feu, coupes-eau, épées-air, et deniers-terre. Chaque série compte quatorze lames : roi, reine, cavalier, valet, puis nombres de 10 à 1.


Mais ce sont avant tout les arcanes majeurs qui nous intéressent dans la tarologie. Ceux-ci sont au nombre de vingt-deux. Vingt-et-un sont numérotés, tandis que le dernier, sans numéro, appelé « Le Mat », semble occuper une place à part. Il existe un très grand nombre de manières de répartir et de classer ces lames. On peut par exemple les regrouper par trios, c’est la méthode des « ternaires ». On forme ainsi sept ternaires. Par exemple, le ternaire Chariot-Justice-Hermite (lames 7, 8 et 9) : après l’énergie et la fougue du Chariot, vient la mesure et l’équilibre de la Justice, qui aboutit ensuite sur la recherche spirituelle de l’Hermite. Dans un ternaire, on dit que la première carte correspond à l’esprit, la deuxième à l’âme, et la troisième au corps. On peut aussi former des septénaires, c’est-à-dire des séries de sept lames, soit au total trois septénaires. On dira alors que le premier septénaire correspond à l’esprit, le deuxième à l’âme, et le troisième au corps. Il est également possible de former deux séries de onze cartes… bref, les combinaisons de cartes sont infinies, et c’est à chacun de choisir les méthodes qui lui correspondent le mieux.


Deux points paraissent toutefois se dégager des différentes méthodes : d’une part les origines et les dérivées, d’autre part les complémentaires. Commençons par les origines et les dérivées. On dit qu’une lame a son origine dans la troisième carte qui la précède, et sa dérivée dans la troisième carte qui la suit. Ainsi par exemple, on dira que la Mort (n°13) a son origine dans la Roue de Fortune (n°10), et sa dérivée dans la Maison-Dieu (n°16). Pour ce qui est des complémentaires, on calcule la carte qui permet de revenir au nombre 22. Prenons par exemple l’Amoureux, lame n°6 : son complémentaire sera la Maison-Dieu (n°16) car 16+6=22. Avec cette méthode, on remarque qu’une seule carte n’a pas de complémentaire : la Force, puisqu’elle porte le numéro 11.


On a aussi l’habitude de voir, dans la succession des arcanes majeurs, la progression intérieure, le cheminement du pèlerin, le sentier de l’évolution spirituelle. Chaque lame correspond ainsi à une étape du chemin. On distingue en général deux séries : la première, allant de l’arcane n°1 (le Bateleur) à l’arcane n°12 (le Pendu), correspond à la  première partie du chemin, relativement facile et matérielle, et la deuxième série, qui va de l’arcane n°13 (la Mort, ou Arcane sans Nom) à l’arcane n°21 (le Monde), correspond à un chemin beaucoup plus spirituel, intérieur et difficile. Essayons de décrire ce chemin, sans entrer pour l’instant dans les détails.


Le Bateleur (arcane n°1), c’est la première impulsion, le départ, le premier pas. Tout de suite, le pèlerin se heure à la connaissance du monde et de ses secrets, symbolisée par le livre de la Papesse (arcane n°2). Il lui faudra toute l’intelligence de l’Impératrice (arcane n°3) pour réussir à étudier ce livre. Il obtiendra alors une certaine puissance, celle de l’Empereur (arcane n°4), puissance toutefois très limitée car exclusivement matérielle, qui aboutira sur le personnage du Pape (arcane n°5), chef de l’Eglise et donc du pouvoir spirituel… bien que ce pouvoir ne soit pas réellement celui que recherche le disciple, car l’Eglise n’est que la façade de la véritable spiritualité, cette dernière n’appartenant à aucune organisation humaine particulière. Le pèlerin se trouve alors face à un choix, un grand conflit intérieur : celui de l’Amoureux (arcane n°6). En réglant ce conflit, il obtient une grande force et une grande énergie, celle du conducteur du Chariot (arcane n°7). Mais bien vite, cette fougue doit être freinée et contrôlée par l’équilibre de la Justice (arcane n°8). Alors, la véritable recherche peut commencer : le pèlerin part sur le chemin intérieur avec l’Hermite (arcane n°9). Il est vite confronté à la Roue de Fortune (arcane n°10) qui symbolise les aléas du hasard et du destin, mais parvient alors à la Force (arcane n°11), qui est avant tout une force spirituelle et psychique (contrairement à la force du Chariot, plus physique). A ce stade, le pèlerin termine le premier cycle, et la fin d’un cycle étant le commencement d’un nouveau cycle, cela se traduit par un grand renversement intérieur, symbolisé dans le personnage du Pendu (arcane n°12).


Commence alors la deuxième partie du voyage, bien plus périlleuse que la première. Tout d’abord, il faut savoir mourir à soi-même, pour mieux renaître : c’est le symbolisme de l’Arcane sans Nom (ou la Mort) (arcane n°13). Le pèlerin peut alors renaître avec la Tempérance (arcane n°14). Il lui faut alors affronter ses instincts les plus profonds et les plus bas : c’est la rencontre avec le Diable (arcane n°15). Il lui faudra alors résister à toutes les tentations, en particulier la tentation de l’orgueil, qui sera sévèrement punie par le châtiment divin s’abattant sur la Maison-Dieu (arcane n°16). Après ces épreuves très difficiles, un guide apparaît, et la véritable création commence avec l’Etoile (arcane n°17). Il faudra encore éviter les nombreux dangers de l’astral et du monde de la mort, symbolisé dans la Lune (arcane n°18). Enfin, le pèlerin pourra s’exposer plein de joie à la lumière éternelle et régénératrice du Soleil (arcane n°19). L’heure aura alors sonné de séparer le bon grain de l’ivraie dans son monde intérieur avec le Jugement (arcane n°20), ce qui aboutira à l’accomplissement ultime : le Monde (arcane n°21).


Avant d’étudier chaque lame une par une, il peut-être utile de rappeler quelques notions élémentaires sur la symbolique des nombres. En effet, chaque lame portant un numéro, si on connaît le symbolisme des nombres, on aura déjà quelques éléments clé pour interpréter les arcanes. D’une façon générale, de 1 à 10, les nombres impairs sont plutôt masculins et bénéfiques, tandis que les nombres pairs sont plutôt féminins et correspondent à des dangers qu’il faut apprendre à surmonter. Sans entrer dans les détails, on peut dire que le 1 symbolise l’unité primordiale, le souffle vital, le 2 symbolise l’opposition, la dualité, le 3 symbolise l’esprit, le 4 symbolise la matière, le 5 symbolise l’homme, le 6 symbolise le conflit, le choix, la transition, le 7 symbolise la force, le 8 symbolise l’équilibre, le 9 symbolise la force (encore plus grande que celle du 7), et le 10 symbolise la totalité, la complétude. Le 12 est lié à l’idée de cycle, de recommencement, le 13 est lié à la rupture d’équilibre, le 16 à la toute-puissance matérielle, et le 21 à l’accomplissement, la réussite ultime.

 

Etudions maintenant chacune de ces lames une par une. Pour chacune, nous donnerons le numéro, le nom, une description très succinte, et enfin une approche très sommaire de son symbolisme. Eventuellement, dans les prochains articles, nous nous consacrerons à l’une de ces cartes en particulier.


I
Le Bateleur



Eléments clé : un jeune homme devant une table sur laquelle sont posés quatre objets représentant les quatre éléments : des deniers (la Terre), des coupes (l’Eau), un couteau (l’Air), et la baguette dans sa main gauche symbolise le Feu. Remarquons aussi son chapeau en forme de 8 couché, ce qui s’appelle un « lemniscate » et symbolise l’infini (on retrouvera ce lemniscate dans l’arcane n°11, la Force).

Symbolisme : Le premier pas, l’impulsion, le souffle, l’unité primordiale.

II
La Papesse


Eléments clé : Une vieille femme, coiffée de la tiare pontificale, devant deux colonnes (les deux piliers masculin et féminin, ou encore les deux colonnes du temple de Salomon), elle tient un livre ouvert qui n’est autre que le grand Livre de l’Univers où sont écrits tous les grands secrets.

Symbolisme : La connaissance occulte, la Science initiatique. La Papesse est parfois appelée la « Porte du savoir occulte ».

III
L’Impératrice


Eléments clé : Une femme souveraine, à côté du dessin d’un aigle, tenant un sceptre dans sa main gauche.

Symbolisme : l’Intelligence, la capacité à comprendre et à discerner les choses.

IIII
L’Empereur


Eléments clé : Comme l’Impératrice, on retrouve la coiffe, l’aigle et le sceptre dans ce personnage masculin.

Symbolisme : la puissance matérielle.

V
Le Pape


Eléments clé : Comme la Papesse, les deux colonnes et la tiare pontificale, mais il tient un sceptre à trois croix. Devant lui se trouvent deux moines, prêts à recevoir sa bénédiction.

Symbolisme : très ambigu. Le Pape est le chef de l’Eglise, donc du pouvoir spirituel. Mais ne nous y trompons pas : pour les grands Initiés, l’Eglise officielle, catholique, n’est qu’une façade, une fausse route, une spiritualité de surface. La puissance du Pape reste donc limitée.

VI
L’Amoureux


Eléments clé : Un jeune homme qui semble hésiter entre deux voies, symbolisées par deux femmes : une relativement âgée et austère, l’autre plutôt jeune et séduisante. Peut-être la mère et la fiancée, mais plus sûrement le vice et la vertu.

Symbolisme : le conflit intérieur, le choix difficile, l’hésitation, la croisée des chemins.

VII
Le Chariot


Eléments clé : un homme conduit un char mené par deux chevaux. Le conducteur est jeune et brillant, coiffé d’une couronne. Sur le chariot, les lettres S et M signifient probablement « Sel et Mercure », deux éléments clés de l’Alchimie.

Symbolisme : la fougue, l’entrain, l’énergie débordante.

VIII
La Justice


Eléments clé : Une jeune femme assise, qui tient une épée et une balance.

Symbolisme : l’équilibre, la justesse.

VIIII
L’Hermite


Eléments clé : Un vieil homme qui avance, aidé par une lanterne (la lumière intérieure, le guide), et un bâton.

Symbolisme : la recherche spirituelle, le chemin intérieur. On notera que « Hermite » est orthographié avec un « H », sans doute pour rappeler Hermès Trismégiste, l’un des plus grands initiés de tous les temps.

X
La Roue de Fortune


Eléments clé : une roue qui tourne, avec trois créatures : en haut un sphinx, à gauche un singe, à droite un chien.

Symbolisme : La roue symbolise les aléas du hasard, comme on dit dans le langage courant : « La roue tourne ! » Rien n’est jamais définitif dans le monde matériel, le bonheur comme le malheur.

XI
La Force


Eléments clé : une jeune femme qui tient grande ouverte la gueule d’un lion. Elle porte un lemniscate, comme le Bateleur de l’arcane n°1.

Symbolisme : Cette force n’est pas physique : elle est psychique et spirituelle. La preuve, c’est une jeune femme et non un homme qui maîtrise ce lion. Et elle lui tient la bouche sans forcer, simplement du bout des doigts.

XII
Le Pendu


Eléments clé : un jeune homme pendu par un pied, entouré de deux branches comportant chacune six cicatrices.

Symbolisme : les interprétations sont multiples. Il s’agit probablement d’un sacrifice, de l’acceptation d’une punition, de la résignation au sort. En tous cas, le jeune homme semble accepter parfaitement sa situation de pendu. Cet arcane symbolise aussi la fin d’un cycle, le renversement d’une situation.

XIII
L’Arcane sans Nom (ou la Mort)


Eléments clé : un squelette tenant une faux, et foulant un sol jonché de débris humains (têtes, pieds et mains).

Symbolisme : La mort d’un être, un état d’âme, d’une personnalité. Mais cet arcane n’est pas forcément entièrement maléfique, loin de là : la mort psychique est toujours nécessaire pour effectuer une renaissance spirituelle.

XIIII
La Tempérance


Eléments clé : une jeune femme, peut-être un ange (car elle a des ailes), qui verse de l’eau d’un vase dans un autre.

Symbolisme : l’eau étant un symbole de l’âme, et le vase un symbole du corps, on peut dire que le fait de verser de l’eau d’un vase dans un autre, correspond à la renaissance : l’âme pénètre dans un nouveau corps, ou plutôt dans un corps régénéré et purifié.

XV
Le Diable


Eléments clé : le Diable, tenant une épée, et surmontant une sorte de socle auquel sont attachés deux diablotins.

Symbolisme : cet arcane symbolise avant tout les tendances intérieures de l’être humain, les démons enfouis au fond de nous, qu’il faut savoir dominer.

XVI
La Maison-Dieu


Eléments clé : une tour détruite par la foudre, entraînant la chute de deux hommes.

Symbolisme : on ne peut s’empêcher de penser à la tour de Babel, symbole de l’orgueil des hommes, et détruite par la main de Dieu. Le nombre 16 symbolise d’ailleurs la toute-puissance matérielle, qui ne peut qu’aboutir à un orgueil démesuré, et au châtiment divin.

XVII
L’Etoile


Eléments clé : une jeune femme verse de l’eau dans un lac, sous un ciel étoilé : sept petites étoiles (rappelant les Pléiades) et une grosse (certainement l’étoile de Vénus).

Symbolisme : cette lame représente l’interaction de tous les éléments : le Feu (la lumière des étoiles), l’Air (l’oiseau dans le fond), la Terre et l’Eau. C’est l’arcane de la Créativité, de la Création.

XVIII
La Lune


Eléments clé : une lune d’où coulent de nombreuses gouttes, représentant probablement des âmes humaines. A l’étage en dessous se trouve la terre et deux chiens, qui semblent repousser ces gouttes, et à l’étage inférieur un lac avec une grande écrevisse (animal directement relié à la lune).

Symbolisme : Cet arcane représente le monde intérieur, psychique, l’astral, et par là même le monde du rêve, de l’imaginaire, mais aussi le séjour temporel des morts. Un monde obscur et inextricable, très dangereux, mais très fertile pour celui qui sait comment y cheminer. Il n’est pas étonnant que cet arcane dérive du Diable (trois lames avant).

XVIIII
Le Soleil


Eléments clé : Deux hommes, sur terre, éclairés par un immense soleil aux rayons multicolores. Comme dans l’arcane précédent, on retrouve des gouttes, mais cette fois-ci elles montent vers le Ciel au lieu de redescendre.

Symbolisme : C’est l’arcane de la lumière, cette lumière qui régénère, qui guide, qui purifie. Arcane très positif.

XX
Le Jugement


Eléments clé : un ange, dans le ciel, semble juger trois êtres humains, dont l’un sort d’une tombe.

Symbolisme : on peut y voir, bien sûr, une représentation du jugement dernier annoncé par Saint Jean. Mais on peut aussi y voir le jugement intérieur, c’est-à-dire le moment où l’homme décide de séparer, au fond de lui, le Bien du Mal, ou encore le bon grain de l’ivraie.

XXI
Le Monde


Eléments clé : une femme inscrite dans une mandorle, sorte de couronne en forme d’amande. Elle est entourée de quatre créatures, qui symbolisent les quatre éléments : Cheval-Terre, Lion-Feu, Aigle-Eau, Ange-Air.

Symbolisme : la réussite ultime, l’accomplissement.

Le Mat (le Fou)


Eléments clé : un homme qui marche, dans une direction opposée à celle de l’Hermite de l’arcane n°9. Il tient un baluchon, mais celui-ci semble vide, ce qui signifie probablement que la possession matérielle n’a aucun importance pour lui. Il est poursuivi par un chien et s’aide d’un bâton.

Symbolisme : c’est la carte la plus mystérieuse du tarot. Qui est ce fou ? Pourquoi cet arcane ne porte-t-il par de numéro ? Je pense que ce mat, c’est le disciple, le chercheur spirituel, l’itinérant initiatique qui cherche les réponses. Il est alors très simple de comprendre pourquoi on l’appelle le fou : celui qui recherche Dieu est souvent amené à faire des choses qui sont incompréhensibles aux autres hommes. Comme dit un proverbe hindou : « Ce qui est sagesse aux yeux des hommes est folie aux yeux de Dieu, et ce qui est sagesse aux de Dieu est folie aux yeux des hommes ».

 

 

 

 

 

Par Svetlina
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